La filière « vanille » est toujours l’une des plus importantes dans la grande île. Et, la gousse de vanille de Madagascar est une des plus connues sur le marché international. Aussi appelée bourdon, elle se distingue par une robe marron foncé et une saveur ultra-gourmande et sucrée. Le résultat de plusieurs années de métier dans la culture et la production de la gousse et d’un savoir-faire traditionnel. Mais, c’est aussi grâce à la qualité du sol sur la Grande île.

90 % des agriculteurs malgaches sont dans la vanille

Comptez 25 000 hectares de terrains de production de gousse de vanille de Madagascar. Elles se localisent, pour la plupart, dans le « triangle des orchidées ».  C’est la région Nord-est de l’île.

Selon les sondages, 90 % des agriculteurs de la Grande île seraient des producteurs de vanille. Certaines concessions se passent d’une génération à une autre. La production du bourbon de Madagascar a conservé un côté traditionnel. Un savoir-faire authentique et manuel qui est d’ailleurs le gage de la qualité des gousses de vanille de Madagascar.

Des conditions climatiques propices à la production de vanille

La vanille a besoin d’humidité et de chaleur pour bien se développer. Les régions de Sava et de Diana à Madagascar réunissent dont les critères pour ce faire. L’île est sous l’influence d’un climat tropical. Sur place, vous avez deux saisons :

  • Humide de novembre à mars
  • Sèche d’avril en octobre

La température moyenne est de 20 ° tout au long de l’année. Les hivers sont un peu froids. Mais, dans la partie nord-est de la ville, la saison des pluies ne s’arrête presque jamais. Et, malgré tout, les températures ne chutent pas énormément.

Ce sont des conditions idéales pour se lancer dans la production de gousse de vanille de Madagascar. À cela s’ajoutent des terres particulièrement fertiles, propices à la culture.

Des terres idéales pour la culture de vanille

En outre, la qualité du sol sur place est parfaite pour le bon développement de la gousse de vanille de Madagascar. D’ailleurs, 23 % des terrains dans la région de DIANA sont cultivables. Dans la partie nord-est de l’île, les terrains sont fertiles. Ils sont riches en matières organiques.

Plusieurs techniques sont utilisées par les producteurs pour les mettre à profit :

  • Une culture sous-bois : plus rentable et plus usitée sur l’île. Cela ressemble un peu à une culture sauvage.
  • Une culture intercalaire : ou mélangez les boutures de bourbon à des pieds de caféiers. Elle est plus récente, mais plus sûre.

Cette qualité de sol n’empêche pas les producteurs d’utiliser des fertilisants et des engrais. Cela permet d’accélérer la production. Il faudra néanmoins revoir cette pratique. Une nouvelle réglementation vient de voir le jour. L’Union européenne exige une diminution du taux de nicotine présent dans les gousses.

De plus, pour se faire une place à l’international, la gousse de vanille de madagascar doit obtenir la certification bio. Les producteurs ont l’obligation de respecter la terre pendant la plantation.

Un savoir-faire traditionnel

Le tout se mêle à un savoir-faire traditionnel. Ceci explique la qualité de la gousse de vanille de Madagascar et son authenticité. Sur la Grande île, tout est fait à la main. Cela va de la plantation au séchage en passant par la pollinisation et la récolte.

Les producteurs mettent en place des techniques traditionnelles. La précision est de mise à chaque étape de la préparation des gousses. Ce peut être dans le choix du moment de pollinisation, de récolte, ou encore les méthodes de séchages. De quoi faire de la gousse une épice unique aux saveurs intenses.